Les entretiens d'Accent 4 : Jean Marc Luisada

Les entretiens et le disque du mois de novembre d'Accent 4



Après avoir gravé au début des années 90 les Valses de Chopin, Jean-Marc Luisada y revient pour le label Sony Classical et livre un nouveau témoignage de ses exigences stylistiques et de son désir de simplicité dans ce répertoire d'une infinie délicatesse.







Jean-Marc LUISADA, né le 3 juin 1958 en Tunisie dans une famille non musicienne, se considère avec humour comme « l’anomalie musicale » de sa famille. Il commence le piano à l’âge de six ans, entre dix ans plus tard au CNSM de Paris et obtient en 1977 les Premiers Prix de piano et de musique de chambre. Lauréat de nombreux concours internationaux (2e Prix Dino Ciani à Milan, Prix Alex de Vries en 1983, Concours Chopin de Varsovie en 1985), il entame une brillante carrière internationale, de l’Europe au Japon en passant par les États-Unis. Il joue sous la baguette des plus grands chefs (Charles Dutoit, Adam Fischer, Marek Janowski…) et se produit également en formation de chambre avec les Quatuors Fine Arts, Sine Nomine, Kocian et Talich, ainsi qu’avec des musiciens tels que Paul Meyer, Patrick Gallois, Gary Hoffman, Laurent Korcia… Il est régulièrement invité à participer aux festivals de Besançon, La Roque-d’Anthéron, Radio France à Montpellier, Festival Chopin à Paris, Bergen en Norvège.
Jean-Marc Luisada enregistre pour Harmonic Records, puis pour Deutsche Grammophon avec qui il réalise notamment l’intégrale des Valses et des Mazurkas de Chopin, et le Concerto en mi mineur dans la version de chambre avec le Quatuor Talich. Une nouvelle intégrale des Mazurkas de Chopin, pour RCA Red Seal, a reçu un Diapason d’Or et un « Choc » de Classica.
Nommé en juin 1989 Chevalier des Arts et des Lettres et en novembre 1999 Chevalier de l’ordre du Mérite par le gouvernement français, il a été promu le 14 juillet 2003 Officier des Arts et des Lettres.
Le pianiste français est doué d’une imagination en perpétuelle effervescence, que ses maîtres (Marcel Ciampi, Denyse Rivière, Dominique Merlet et les grands Nikita Magaloff et Paul Badura-Skoda) ont eu à cœur de respecter, comme il s’efforce aujourd’hui de le faire avec ses propres élèves de l’École Normale de Musique.

Entretien réalisé par Olivier Erouart
Montage : Maxime Julien