Ilya Gringolts à l'OPS


Extases musicales à l’OPS : Nielsen, Prokofiev, Scriabine

Les jeudi 26 et vendredi 27 janvier, l’Orchestre philharmonique de Strasbourg accueille le chef d’orchestre Dima Slobodeniouk et le violoniste Ilya Gringolts qui interprètera le Concerto pour violon n°2 de Serge Prokofiev.

Le jeune violoniste dédicacera ses disques à l’entracte de ces deux concerts.


Ilya Gringolts
Il a étudié le violon et la composition au Conservatoire de musique de Saint-Pétersbourg avec Tatiana Liberova et Jeanna Metallidi, puis à la Juilliard School de New York avec Itzhak Perlman et, plus tard, Dorothy Delay. Premier Prix du prestigieux Concours international “Premio Paganini” en 1998, il y est aussi récompensé par deux prix spéciaux, celui du plus jeune finaliste et celui du meilleur interprète des Caprices de Paganini. Rajoutons qu’il a été un des jeunes musiciens sélectionnés par la BBC dans le cadre du projet “New Generation Artists”. Le virtuose collabore aujourd’hui avec les meilleurs chefs de la planète, Daniel Barenboim, Kurt Masur, Sir Roger Norrington ou encore Vladimir Jurowski. Il explore le répertoire chambriste avec des artistes comme Yuri Bashmet, Lynn Harrell, Diemut Poppen, Vladimir Mendelssohn ou Itamar Golan et a récemment fondé le Quatuor à cordes Gringolts. Le violoniste est également professeur à la Hochschule für Musik de Bâle depuis septembre 2010. Parmi ses multiples enregistrements, saluons le récent et réussi opus dédié aux Trios avec piano de Schumann (Onyx, 2011) gravé avec Peter Laul et Dmitry Kouzov ou un autre, devenu une référence, rassemblant le premier Concerto de Prokofiev et celui de Sibelius (Deutsche Grammophon, 2005) réalisé avec Neeme Järvi et l’Orchestre symphonique de Göteborg. En novembre 2008, on a pu entendre Ilya Gringolts, à Strasbourg, au Palais des Fêtes avec l’OPS – sous la baguette de Jakub Hrůša – dans le rare deuxième Concerto du compositeur polonais Henryk Wieniawski (1835-1880). Il joue un violon Ruggeri qui lui est prêté par Otto Karl Schenk (Berne).
www.ilyagringolts.com

Hommage à Sena Jurinac


Samedi 28 janvier de 13h40 à 17h40
Hommage à Sena Jurinac.
Une émission conçue et présentée par Yves

Interview de Pauline Haas





Les prochains Victoires de la Musique auront le lieu le 20 février prochain.
Aujourd’hui, Pauline Hass, harpiste bien connue des auditeurs d’Accent 4, est nominée dans la catégorie « Révélations Soliste instrumental » des Victoires de la Musique.

Je vous invite à voter pour elle avant le 12 février en cliquant sur le lien suivant :
http://www.francetv.fr/les-victoires-de-la-musique/classique/vote

Ou en appelant ce numéro : 0892 68 22 33

Comme vous le savez, c’est uniquement grâce au vote du public qu’il pourra être élu, et donc grâce à votre voix !



Née en 1992 à Strasbourg, Pauline Haas commence l’étude de la harpe à l’âge de 8 ans et donne son premier récital trois ans plus tard.
En 2005 elle remporte le 1er prix du Concours Lily Laskine junior, ainsi que le prix de la meilleure interprétation de l’œuvre contemporaine imposée (Aubade, de Nicolas Bacri). Elle est à ce jour la seule harpiste française à avoir remporté ce prix.

En 2011, ses études au Conservatoire National Supérieur de Paris sont couronnées par un master avec Mention très bien, avec un an d'avance.

Parallèlement à ses études, elle se produit en récital, en soliste avec orchestre et en formations de chambre, dans le cadre de saisons (AJAM, Jeunes Talents, Musée d’Orsay, Ensemble Stanislas, Orchestre Philharmonique de Strasbourg, Orchestre de la Radio d’État de l’Uruguay…) et de festivals (Arles, Besançon, La Roche Posay, Vivarais-Lignon, Septembre Musical de l’Orne, Harpe en Avesnois, Musique en roue libre, Musicales de Colmar…) Elle participe aussi à de nombreuses émissions de télévision et de radio (Le matin des musiciens, Le magazine, L’Opus Café…)

En marge de cette carrière de concertiste, c’est une artiste engagée qui va à la rencontre de nouveaux publics, et installe volontiers sa harpe dans les hôpitaux, les écoles, les médiathèques, les musées …

Son ouverture et sa curiosité l'amènent à explorer de nouveaux répertoires, par des « mariages » insolites (avec le contre-ténor Leandro Marziotte, le hautboïste Philippe Tondre, les ondes Martenot et le Glassharmonica de Thomas Bloch…) ou en réalisant elle-même des transcriptions. Elle suscite également des créations auprès de compositeurs comme Michèle Reverdy, et va à la rencontre des autres arts, lors de performances avec le plasticien Sauveur Pascual ou le comédien Maxime Pacaud.

Elle joue également la harpe baroque (harpe triple), la harpe automatique, la harpe celtique, la harpe paraguayenne, et la harpe électroacoustique.

Son premier CD (pièces romantiques transcrites pour harpe) sortira au printemps 2012 chez Les Belles Écouteuses.

« La harpe nouvelle est arrivée !» Dernières Nouvelles d’Alsace

Interview d'Antoine Tamestit




Après Mozart, le Trio Zimmermann enregistre les Trios à cordes de Beethoven. De retour de Shangaï et avant une série de concert en Angleterre, l’altiste Antoine Tamestit nous a accordé un entretien.




Trio Zimmermann
En 2007, le violoniste Franz Peter Zimmermann put enfin réaliser son vieux rêve de fonder un trio à cordes, le Trio Zimmermann avec l’altiste Antoine Tamestit et le violoncelliste Christian Poltéra. Ces trois musiciens, qui ont chacun leur propre carrière de solistes couronnés de succès, se réunissent cependant pendant une ou deux périodes durant la saison pour réaliser des tournées. Le Trio s’est jusqu’à présent produit dans des villes comme Amsterdam, Berlin, Bruxelles, Cologne, Londres, Lyon, Milan, Munich, Paris et Vienne ainsi que dans le cadre des festivals de Salzbourg et d’Edimbourg.

Antoine Tamestit
Antoine Tamestit a étudié avec Jean Sulem, Jesse Levine, le Quatuor à cordes de Tokyo ainsi qu’avec Tabea Zimmermann. Il a remporté les premiers prix au Concours Maurice Vieux (2000), au Concours William Primrose (2001) ainsi que celui du Young Concert Artists International Auditions ey celui du 53ième Concours de musique ARD Munich. Il a également remporté le Borletti-Buitoni Trust Award en 2006 ainsi que le Young Artist Award du Crédit Suisse en 2008. Antoine donne des concerts en compagnie de plusieurs orchestres prestigieux en plus de se consacrer à la musique de chambre en compagnie d’artistes et d’ensembles importants. Il est professeur à la Musikhochschule de Cologne depuis 2007. Il joue un alto de Stradivarius de 1672.

HOMMAGE A GUSTAV LEONHARDT


Le chef d’orchestre, claveciniste et organiste Gustav Leonhardt est décédé le lundi 16 janvier à l’âge de 83 ans.

Accent 4 lui rendra hommage le vendredi 20 janvier de 18h à 20h.

« Né à ‘s-Graveland aux Pays-Bas en 1928, Gustav Leonhardt se forme d’abord dans son pays puis à la Schola Cantorum Basiliensis de Bâle auprès d’Eduard Müller. Il fait ses débuts à Vienne en 1950, dans l’Art de la Fugue, de Jean-Sébastien Bach et enregistre dès 1953 ses premiers disques (avec d’emblée l’Art de la Fugue et les Variations Goldberg). Gustav Leonhardt ouvre ainsi la brèche de la redécouverte de la musique baroque, de l’instrumentarium d’époque et des techniques de jeu correspondantes. On serait tenté de dire « authentique », mais ce terme, qui imposerait une norme contraignante, correspond plus à un idéal vers lequel on tend qu’à une réalité. Gustav Leonhardt ne se contente d’ailleurs pas de recherches, il double sa réflexion historico-musicologique d’une sensibilité musicale unique ainsi que d’un véritable génie visionnaire dans ses lectures des grandes pages du répertoire — une démarche de « recréation » qui le place, encore aujourd’hui, à la pointe de ce mouvement qu’il a contribué à faire naître (l’école néerlandaise du baroque lui doit beaucoup, sinon l’essentiel).

Artisan, avec Nikolaus Harnoncourt, de la première intégrale discographique des Cantates de Bach en 1968, ses enregistrements sont, tous ou presque, des références absolues, des must have de toute discothèque qui se respecte : citons par exemple sa monumentale Passion selon Saint Matthieu, avec la Petite Bande (DHM), sa fabuleuse Offrance musicale, avec Robert Kohnen et les frères Kuijken (SEON) et ses enregistrements solos : Art de la Fugue, Variations Goldberg, Suites anglaises et françaises, Clavier bien tempéré — sans parler de ses disques consacrés à Frescobaldi, Couperin, Rameau…

Sa figure d’interprète reste, on le voit, inséparable de Johann Sebastian Bach — dont il a fait l’un de ses chevaux de bataille pendant toute sa carrière et qui, avouons-le, par sa position de monument incontournable de la musique occidentale de tradition écrite, est l’un des meilleurs vecteurs de promotion du baroque tel que dépoussiéré par ces recherches organologiques. Leonhardt a même incarné le compositeur au cinéma, dans le film Chroniques d’Anna-Magdalena Bach de Jean-Marie Straub et Danièle Huillet.

Au clavecin comme à l’orgue ou à la baguette, il y a dans ses lectures de Bach à la fois un métier incomparable et une capacité à se laisser surprendre par les trésors voilés que cette musique lui réservait encore et toujours — et nous avec. La réserve et l’austérité toute apparente des phrasés ne sont là que pour mieux mettre en lumière l’extraordinaire richesse des contrepoints, la lumineuse ardeur de ses lignes.

Affaibli par la maladie, c'est à Paris qu'il a donné son dernier récital. Dans le Théâtre des Bouffes du Nord, qu'il appréciait autant pour son acoustique que pour son épure, lumineuse. Affaibli, mais toujours aussi génial, il avait dessiné, avec cette intelligence, cette élégance et cette finesse qui l'ont toujours distingué, le contexte musical dans lequel sa figure tutélaire avait éclose.

En guise de point d'orgue, au milieu de ses élèves, il a gratifié son public, pour la dernière fois, d'un Canon des Variations Goldberg. » (Source Médiapart)

Interview de Simon Trpceski





De passage à Strasbourg à l’occasion des concerts qu’il donnait avec l’Orchestre philharmoniquede Strasbourg, le pianiste Simon Trpceski nous a accordé un entretien.
Rappelons que ses derniers disques sont consacrés aux concertos de Rachmaninov qu’il a gravés avec la complicité de Vasily Petrenko et de du Royal Liverpool Philharmonic Orchestra.
Une publication AVIE RECORDS.